Vinsanto, un dernier souvenir de Santorin

Je l’évoquais ici, j’étais à Santorin il y a presque un an.

S’il y avait du vin dans nos verres il n’était sans doute pas de qualité, clairement pas nature, certainement pas incroyable. Mais qu’est qu’il était bon. Il était vivant par la force du voyage et du moment. Il apportait un point de suspension à une semaine un peu folle.

Et j’ai ramené un flacon de cette idée.

Ceci:

Dans le trajet s’est décollé l’étiquette. On ne pourra même plus savoir à quel point il était mauvais, à quel point c’est un fait par un énorme producteur sans âme. On dirait qu’il sort d’un galion pirate. C’est parfait, il sort de la cale de mes souvenirs, qu’il réveille. Qu’il sublime un peu. C’est même très bon en fait …

Santorin c’est un volcan éteint, une mer d’un bleu incroyable, des millions de touristes, un désert inquiétant, des murs blancs à perte de vue, la rosée du matin comme seule source d’eau.

Le Vinsanto doit naître d’un peu de tout ça. C’est un vin blanc dont les raisins ont été récoltés tardivement, qu’on laisse sécher au soleil avant de vieillir en tonneaux pour de nombreux mois.

C’est doux dans le sens où c’est sucré, d’accord, mais celui ci laisse une forte impression, une certaine acidité qui l’empêche d’être trop lourd.

Une espèce d’instinct incontrôlable appelle du roquefort, ça marche totalement. Sans aucun doute bien plus qu’un dessert sucré qui aurait fait pencher la balance instable vers trop de sucre, trop de gras.

Le flacon disparaît assez vite, on l’utilise finalement plus comme un condiment qu’une boisson. Mais ce que ça sublime le fromage …


Plus de souvenirs à consommer, des dizaines d’articles sur des vins grecs passionnants, le manque de gravir ces milliers de marche. Du Vinsanto.

Beaucoup trop de raison d’y retourner.

Mon carnet

En début d’année j’ai essayé de prendre l’habitude de noter ce que je buvais sur un carnet.

Dans le but de faire une « cave mémorielle ». De garder tout ça en souvenir, de « progresser » dans l’art de la dégustation.

Bon. C’est l’idée de ce blog en plus prise de tête quoi.

Je l’ai abandonné quelques semaines, un peu oublié alors que je me prenais moins la tête avec le vin, que je vivais plus le truc. Je peux maintenant me plonger dedans avec un regard un peu étranger et un petit sourire au coin des lèvres.

Un grand sourire même. Plein de bonnes quilles ce carnet! Vraiment. Y a eu des bouteilles incroyables, des soirées folles. Beaucoup de découvertes.

D’une numéro 3 de Castelmaure, vin démonstratif de ce qui se fait dans les Corbières et dans les vins du sud de manière générale. Une grosse présence, du bois, de la vanille. Beaucoup de chaleur, un peu de lourdeur peut être.

A un magnum de Mauzac de Plageoles tout en légèreté. Des bulles qui passent le disque, qui dansent dans le verre. Où on pourrait en boire des litres.

Magnifiques derniers mois pour ce qui est de la boisson. J’espère que les suivants seront au niveau. Je n’en doute pas vraiment à vrai dire